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Comment acheter des actions en bourse ?

Une action est un titre d’une part de propriété d’une société de capitaux. Elle génère des dividendes et confère des droits dans la gestion de l’entreprise.

Une action est une part de capital d’une société cotée en bourse. Grâce à elle, vous devenez actionnaire, c’est-à-dire propriétaire d’une partie du capital. Vous êtes désormais responsable de la gestion de l’entreprise : le nombre de parts que vous possédez compte pour un nombre de voix. De plus, vos actions vous rémunèrent, sous la forme de dividendes.

 

Dans cet article, vous comprendrez les subtilités et principes liés à la bourse : comment le cours d’une action est fixé, comment il évolue et comment gérer au mieux vos actions.

 

  1. COMMENT LE COURS D'UNE ACTION EST-IL FIXÉ ?
  2. POURQUOI LE COURS DE LA BOURSE ÉVOLUE T-IL ?
  3. CHOISIR VOTRE INTERMÉDIAIRE
  4. OUVRIR UN COMPTE TITRES
  5. LA GESTION D'UN COMPTE TITRES
  6. LE PORTEFEUILLE D'ACTIONS INDIVIDUEL SOUS MANDAT DE GESTION
  7. COMPTE TITRES OU PEA
  8. QUELLE FISCALITÉ POUR LES DIVIDENDES?
  9. LE FONCTIONNEMENT DE L'IMPOT SUR LES DIVIDENDES
  10. PEUT ON ETRE DISPENSE DE L'ACOMPTE

 

Comment acheter des actions en bourse ?
 

 

Comment le cours d’une action est-il fixé ?

Le cours d’une action est le prix auquel le titre se négocie sur le marché. Un peu à la manière d’enchère, il est déterminé en fonction des ordres d'achat et de vente passés au même moment. C’est la moyenne entre le montant le plus bas auquel un vendeur accepte de vendre l’action et la somme la plus élevée qu’un acheteur est prêt à payer pour acquérir cette action. Au milieu, un agent de change est l’intermédiaire qui échange les titres.

 

 

Pourquoi le cours de la Bourse évolue t-il ?

Les prix d’achat et de vente des actions évoluent selon les performances de la société qui les a émis mais aussi selon les perceptions que le public s’en fait. Voilà pourquoi avant une élection ou après une catastrophe naturelle, les taux des actions peuvent chuter de manière irrationnelle et imprévisible.

 

 

Choisir votre intermédiaire

Un particulier n’est pas autorisé à acheter ou vendre directement des actions. Il doit ouvrir un compte dédié à cette activité et choisir entre les différents professionnels accrédités pour être votre intermédiaire dans ces opérations.

 

Cela peut être :

  • une banque
  • une entreprise d’investissement
  • un courtier en ligne

 

Certains demandent un investissement minimum, d’autres sont accessibles aux petits épargnants. Avant de choisir votre intermédiaire, renseignez-vous sur ses tarifs, sa réactivité, la qualité et la fréquence d’information qu’il propose et bien entendu, sa solidité financière. Assurez-vous enfin qu’il dispose de l’agrément auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF)

 

 

Ouvrir un compte titres

Nous l’avons vu, pour acheter et vendre des actions, vous devez ouvrir un compte titres auprès de l’intermédiaire de votre choix.
Vous pouvez aussi opter pour un PEA (Plan d’Épargne en Actions).

 

La première option pour passer des ordres en bourse est donc le compte-titres, un compte qui rassemble votre portefeuille de titres et enregistre les transactions que vous réalisez.

Celui-ci peut-être :

  • Individuel : vous seul êtes habilité à effectuer des opérations
  • Joint : vous êtes plusieurs titulaires du compte et chacun peut effectuer des opérations
  • Indivis : vous êtes plusieurs titulaires mais les opérations ne peuvent pas être effectuées sans l’accord de chacun

 

Notez qu’un compte-titre a l’avantage de ne pas être plafonné, au contraire du PEA, dont la limite est 150 000€. On peut y inscrire tous types de valeurs, même non européennes. De plus, une seule personne peut posséder plusieurs comptes-titres alors que le PEA est limité à un seul par personne. En contrepartie, le compte-titres ne possède aucun avantage fiscal.

 

À l’ouverture, vous signez une convention de compte titres, qui définit les services proposés par l’intermédiaire financier auxquels vous souscrivez et leurs tarifs.

 

Parmi les services les plus fréquents :

  • Réception, transmission et exécution de vos ordres de bourse
  • Conservation et administration de vos titres, via la tenue du compte titres
  • Encaissement des dividendes
  • Relevés de compte mensuels ou trimestriels
  • Documents fiscaux nécessaires
 

 

La gestion d’un compte titres

Vous pouvez décider de gérer vous-même votre compte-titres. Vous êtes seul responsable des opérations boursières que vous réalisez. Vous pouvez aussi confier cette gestion à un expert, via un mandat de gestion. Enfin, vous pouvez aussi bénéficier des conseils d’un professionnel qui vous guide dans vos opérations tout en conservant votre autonomie.

 

 

Le portefeuille d’actions individuel sous mandat de gestion

On ne s’improvise pas expert boursier du jour au lendemain. La gestion d’un portefeuille d’actions demande du temps et de l’expérience et c’est pourquoi il est recommandé aux débutants de confier leur compte-titres à un spécialiste via un mandat de gestion.

 

Ce contrat indique :

  • les objectifs du compte : la gestion prudente contre la gestion dynamique
  • les opérations autorisées
  • la commission de gestion qui rémunère le mandaté
  • les conditions de résiliation
  • la fréquence et les modalités de communication pour que le gestionnaire rende compte de sa mission
 

 

Compte titres ou PEA ?

La seconde option pour passer des ordres en bourse est le Plan d’Épargne en Actions ou PEA, qui est plus contraignant mais offre aussi plus d’avantages fiscaux.

 

Pour en savoir plus, lire l’article : Qu’est ce qu’un plan d’épargne en actions ?

 

 

Quelle fiscalité pour les dividendes ?

Les dividendes sont soumis à l’impôt sur le revenu au barème progressif, après un abattement de 40%. Ils sont aussi amputés à la source d’un acompte de 21%.

Si vous décidez d’acheter des actions d’une entreprise, vous devenez propriétaire d’une partie de cette société. A ce titre, chaque année l’entreprise doit vous verser une part de ses bénéfices appelée dividende. Le montant de ce revenu détermine le rendement de l’action. Cependant, pour bien évaluer leurs rentabilités il faut aussi prendre en compte la fiscalité qui leurs est applicable. Faisons le point sur ces questions.

 

 

Le fonctionnement de l’impôt sur les dividendes

Aux yeux de la loi fiscale, les dividendes ne sont pas considérés comme une rémunération mais comme des revenus de capitaux mobiliers. Les dividendes bruts font de ce fait l’objet d’un prélèvement à la source de 12,8 %. Ce forfait obligatoire constitue une forme d’acompte sur l’impôt dû. De plus, les dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux, à hauteur de 17,2 %. Ils subissent donc un prélèvement total de 30 %.

 

Les dividendes bruts doivent être déclarés aux autorités fiscales. Perçus par une personne physique, ils sont soumis à l’impôt sur le revenu, selon le barème progressif habituel, mais après l’application d’un abattement de 40%.

 

Cet abattement a lieu pour les revenus distribués par des sociétés françaises ou européennes ou dans un territoire ayant conclu avec la France une convention d'assistance en vue de lutter contre la fraude et l'évasion fiscale. Pour les personnes domiciliées en France, le montant de cet abattement n’est pas plafonné.

 

 

Peut-on être dispensé de l’acompte ?

Sous certaines conditions, vous pouvez demander à être exempté de cet acompte de 12,8 %. Pour les personnes célibataires, divorcées ou veuves, votre revenu fiscal de référence doit être inférieur à 50 000€. Pour les personnes en couple soumises à l’imposition commune, le revenu fiscal ne peut excéder 75 000€.

 

La dispense n'est pas automatique et doit être demandée par le bénéficiaire, sous la forme d'une attestation sur l'honneur, auprès de l'établissement payeur au plus tard le 30 novembre de l'année précédant celle du paiement.

 

 

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