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Le PEL en perte de vitesse

Le PEL en perte de vitesse

Le PEL ou Plan Épargne Logement semble séduire de moins en moins de français. Après des années d’idylle avec l’épargnant français, sa nouvelle fiscalité et les taux à la baisse refroidissent les hardiesses.

 

Cette année, les collectes mensuelles du PEL ne dépassent plus guère le milliard d’euros. Depuis 2016, ce produit d’épargne affiche un déclin inéluctable. Les flux entrants rassemblent seulement 573 milliards d’euros sur quatre mois. Rendement au plus bas et fiscalité franchement peu engageante expliquent logiquement le désintérêt des épargnants pour cet ancien produit phare.

 

La collecte du PEL divisée par 5

Avant 2016, le PEL avait la côte. Depuis 2017, ce plan épargne a vraiment perdu du terrain. En un an, la collecte a été divisée par 5. En deux ans, elle est 13 fois moins importante ! Il suffit pour comprendre ce mouvement de comparer les tendances avec celles du Livret A. En 2016, les deux produits d’épargne cumulaient chacun à peu près des sommes équivalentes, soit près de 260 milliards d’euros.

 

Aujourd’hui, le livret A affiche un encours de 10 milliards supérieurs à son concurrent. Depuis le début de l’année, le livret préféré des Français a collecté pas moins de 8,2 milliards d’euros.

 

Pourquoi le PEL ne séduit plus ?

De nombreuses explications peuvent expliquer la désaffection des Français pour le PEL. Jusqu’en 2015, son taux d’intérêt rapportait 2,5% bruts. C’était alors un produit de placement, qui séduisait de nombreux épargnants, désireux d’investir dans la pierre.

Depuis, le rendement n’a cessé de diminuer et aujourd’hui, il en rapporte pas plus de 1%.

 

De plus, le PEL a également été touché par des modifications quant à sa fiscalité. Jusqu’à présent, le Plan Epargne Logement devait supporter uniquement les prélèvements sociaux. Depuis le 1er janvier 2018, les nouveaux plans ouverts sont soumis, dès la première année, à l’impôt forfaitaire unique de 30%. Si on reprend notre comparaison, depuis le 1er janvier 2018, un PEL rapporte seulement 0,7% net, contre 0,75% pour le Livret A.

 

À l’heure actuelle, il n’est donc plus pertinent d’ouvrir un Plan Epargne Logement pour y transférer ses économies et constituer une "épargne de précaution".

 

Et pour obtenir un prêt attractif ?

N’oublions pas en effet que la vocation prioritaire du PEL est de permettre l’accès à un prêt immobilier à des taux de crédits attrayants (2,2%). Il offre la possibilité de contracter un prêt à taux zéro pour une partie de l’investissement. Pour autant, les taux actuels sont tellement intéressants (plutôt 1,46%), qu’il ne semble pas nécessaire de mobiliser de l’argent pendant tout ce temps pour accéder à un emprunt attractif.

 

Le PEL est donc un pari sur l’avenir, au cas où les taux traditionnels de banque venaient à remonter.

 

Reste que le PEL comporte aussi quelques contraintes. Ce produit d’épargne est plafonné à 61.200 euros et il est nécessaire de l’alimenter, avec un minimum de 540 euros par an. Il ne s’agit pas d’un placement disponible. Ce qui signifie que si vous retirez une partie de votre épargne, le plan est automatiquement clôturé. Peu importe la date d’ouverture du compte.

 

 

 

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