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Les différents contrats d’assurance-vie

Les différents contrats d’assurance-vie

L’assurance-vie est un placement qui peut prendre de nombreuses configurations. Euro-croissance ou multisupports, quel contrat offre le meilleur rendement ?

 

Très flexible, l’assurance-vie se présente sous différents formats. Selon votre tempérament, vos envies et vos besoins, votre assureur vous proposera de souscrire à un contrat d’assurance-vie bien particulier. Mais avec quelle rentabilité ? Tour d’horizon des contrats et de leurs caractéristiques.

L’assurance-vie sur les fonds en euros

C’est le contrat en assurance-vie classique, également appelé mono-support. S’il ne présente aucun risque pour l’épargnant, il ne lui permet pas non plus de gagner grand chose. L’argent est investi sur des obligations d’Etat à long terme, avec des intérêts très limités.

 

De 7% de rendement dans les années 90, il ne dépasse guère 1,5% aujourd’hui. Alors pourquoi choisir une assurance-vie en euros ? Parce que le capital est garant ! Une sécurité appréciée par les épargnants modestes et/ou frileux.

 

Les contrats multisupports

Face à cette rentabilité en chute libre, les contrats d’assurance-vie multisupports permettent d’investir son capital sur plusieurs supports et de combiner un placement sur des fonds en euros sans risque et des fonds boursiers et immobiliers. C’est ce que l’on appelle un investissement en unités des comptes, aux rendements nettement supérieurs mais, par définition, plus incertains.

 

L’intérêt de ce contrat est que l’assuré peut le personnaliser en créant le cocktail qui lui convient : à dominante sécuritaire ou risquée, selon le risque qu’il est prêt à prendre.

 

Les unités de compte représentent de nombreux placements différents : actions, obligations, immobilier… Parmi les centaines d’actions proposées, vous avez le choix entre des fonds investis dans les grandes sociétés françaises ou étrangères, dans des petites valeurs de croissance (start-up) ou des titres plus défensifs servant des revenus réguliers…

 

Avec ce fonctionnement, l’assurance-vie répond donc aux besoins des personnes les plus prudentes comme les plus audacieuses, avec la promesse d’un beau rendement. Autre avantage, il est toujours possible de modifier cette répartition en cours de contrat.

 

Les contrats d’assurance-vie en euro-croissance

La frilosité de l’épargnant moyen a incité les autorités françaises à créer les contrats euro-croissance, afin d’encourager les investissements dans les PME nationales plutôt que dans les produits monétaires.

 

Les fonds en euro-croissance permettent d’obtenir des rendements supérieurs. En 2017, on estime leur rentabilité de 3% à 4% annuels, à condition de bloquer son épargne pendant 8 ans, le minimum pour garantir le capital.

 

Aussi, souscrire à une assurance-vie en euro-croissance interdit tout retrait, au risque de subir une perte.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’il faut laisser le temps aux gestionnaires pour réduire le risque de départ. Voilà pourquoi la durée de l’engagement influence directement le rendement. Pour autant, le succès est resté mitigé jusqu’à présent.

 

Les contrats en euro-croissance représentent 2 milliards d’euros d’encours contre plus de 1.300 pour le traditionnel fonds en euros. L’objectif du gouvernement à travers la loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) serait d’atteindre 20 milliards d’euros en deux ans.

 

Les contrats de capitalisation

C’est un contrat proche de l’assurance-vie, très particulier. La différence principale concerne la strong>transmission par voie de succession. Pour l’assurance-vie, le contrat est fermé à terme et le capital est récupéré par le bénéficiaire alors qu’un contrat de capitalisation perdure et continue à fructifier.

 

Idéal pour les épargnants qui ne possèdent pas de compétences en finance. Il peut être souscrit par une personne physique ou une personne morale.

 

De même, en cas de décès du titulaire, un contrat de capitalisation ne présente pas d’avantage successoral. La valeur du contrat est intégrée à la succession, au même titre que les biens et avoirs du défunt.

 

Elle est soumise aux droits de succession prévus par la loi. On le comprend, le contrat de capitalisation n’a aucun intérêt pour la transmission de capital ou la donation.

 

L’épargne handicap

Les personnes handicapées qui ne peuvent pas exercer une activité professionnelle peuvent souscrire à un contrat d’assurance-vie aux conditions avantageuses. Si ces caractéristiques sont plutôt classiques, il bénéficie néanmoins de conditions particulièrement intéressantes grâce à une fiscalité allégée.

 

Il donne droit à une réduction d’impôt à hauteur de 25%, avec un plafond de 1.525 euros.

 

De plus, la rente versée à l’assuré n’est pas comptabilisée dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH).

 

On peut rapprocher ce contrat à la rente de survie, qui profite aussi d’une réduction d’impôt de 25% pour un parent proche, jusqu’au troisième degré : petits-enfants, frère ou sœur, neveu ou nièce. Il est aussi possible de souscrire à une rente de survie pour toute personne vivant à charge sous votre toit.

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